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Band of Skulls


Rédigé le Lundi 27 Juin 2016 à 17:17 | Lu 644 commentaire(s)


Le trio de Southampton a rechargé les batteries avant de se lancer dans l’élaboration de ce 4ème opus.


Était-ce intentionnel de baptiser cet album d’un titre en total contraste avec le précédent ? Car « Himalayan » suggérait un sommet, un pic et, au-delà, une ambition, alors que « By Default » induit l’idée de se satisfaire de ce que l’on a. 
Russell Marsden (guitariste et chanteur) : C’est un titre trompeur, dans le sens où justement, sur cet album, nous ne restons pas par défaut sur nos acquis. On a ouvert les portes vers d’autres directions musicales et l’on s’est découvert de nouvelles sources d’inspiration. Chaque album est un instantané de nos vies, tu essaies de capter ce moment, puis tu baptises ton travail, en faisant en sorte que cela colle au mieux avec l’ensemble des chansons. D’une certaine manière, tu les « résumes ». Mais tout ça ne dure que le temps d’un enregistrement.
D’un album à l’autre, on change en tant qu’individus, nos influences évoluent et notre musique reflète tout ça. On se projette toujours au-delà, on réfléchit à la suite : une nouvelle idée, une nouvelle chanson ou le prochain concert. C’est dangereux d’être auto-complaisant et enthousiasmant de se dire que l’on n’a fait que gratter la surface de ce dont on est capable en tant que groupe.
 
Le son sur « By Default » est très crunchy et organique. Qu’est-ce qui, au cours de l’enregistrement, a permis de restituer cette chaleur ?
Une majeure partie de l’album a été composée dans l’église de notre ville. Avant de s’y mettre, on a fait l’inventaire de notre matos et gardé seulement l’essentiel. Dès lors, dès le premier coup de baguette, on savait quel son on souhaitait pour cet album. On a beaucoup joué avec la réverbe de la pièce, on a samplé des sons d’ambiance autour de l’église et quand est venue l’heure de travailler avec Gil Norton, le producteur, il a tellement aimé le son de cette église qu’une bonne partie des démos enregistrées dans cette pièce a fini sur le disque.
 
Vous avez dit récemment considérer que les trois albums précédents formaient une trilogie. Comment définirais-tu en comparaison la nouvelle voie que vous empruntez ?
On a conçu ces trois albums et tourné pour chacun sans réelle interruption. Si bien que quand on a bouclé la tournée d’« Himalayan », on a ressenti le besoin de prendre une pause, de jeter un œil sur tout ce qu’on avait accompli puis de discuter posément de la direction à prendre. À la fin des sessions à l’église, on avait près d’une centaine de chansons. Parmi elles, il y avait pas mal d’idées expérimentales qui attendaient d’être explorées et développées. De ce point de vue, ça représente pour nous un nouveau chapitre et on sait que des choses excitantes nous attendent.
 
Qu’est-ce qui a motivé le choix de Gil Norton (Pixies, Foo Fighters, Gomez, Feeder, Maxïmo Park) cette fois ? Et comment s’est passé le travail avec lui ?
C’était un tel plaisir de travailler avec un producteur comme Gil. Il a signé des disques géniaux avec un tas d’artistes que l’on admire. Pouvoir l’observer dans son travail en studio était enrichissant pour nous. On s’est rencontré à Londres, on a discuté de notre vision des choses et deux semaines après, on se retrouvait dans les studios Rockfield, au Pays de Galles pour commencer à enregistrer. Il avait une approche différente de ce que l’on connaissait jusqu’alors et on a donc beaucoup appris tout au long du processus. À chaque fois qu’on travaille avec quelqu’un, on acquiert de nouvelles techniques, de nouvelles méthodes de travail et ça forge notre expérience en tant que groupe.
 
 

 







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