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Bixente Lizarazu côté musique


Rédigé le Dimanche 26 Juin 2016 à 14:08 | Lu 742 commentaire(s)


Drôle d’endroit pour une rencontre. Bixente Lizarazu nous a donné rendez-vous dans son fief, en plein cœur de ce Pays Basque dont il est aujourd’hui l’ambassadeur le plus fervent et le plus charismatique. Malgré un emploi du temps surchargé, l’ex-latéral gauche le plus teigneux de la planète football honore une parole donnée quelques mois plus tôt. (© archives 2012)


Drôle d’endroit pour une rencontre. Bixente Lizarazu nous a donné rendez-vous dans son fief, en plein cœur de ce Pays Basque dont il est aujourd’hui l’ambassadeur le plus fervent et le plus charismatique. Malgré un emploi du temps surchargé, l’ex-latéral gauche le plus teigneux de la planète football honore une parole donnée quelques mois plus tôt.
Avant l’été, nous avions en effet prévu de faire rencontrer Bixente et Ben Harper, dont il adore la musique, à l’occasion de la venue de Big Ben pour un concert à Biarritz. Bixente était plus qu’enthousiaste, et avait même affuté ses planches de surf pour amener le rockeur californien braver les vagues de la côte Basque.
Quelques heures avant un match de l’équipe de France en Pologne qu’il allait commenter pour TF1, il prenait encore le temps de finir avec nous les préparatifs de cette rencontre. Et puis patatras… Ben Harper n’a plus donné signe de vie, refusé du jour au lendemain toutes ses obligations promotionnelles. C’est peu dire que Bixente était déçu, tout comme nous d’ailleurs, qui salivions à l’avance de cette rencontre placée sous le signe du rock et du surf. On peut même dire que chacun de nous était en colère après Ben Harper de nous avoir posé un lapin aussi discourtoisement.
Mais le Basque avait promis de parler musique, alors il a tenu à honorer sa promesse. Tant pis pour Ben Harper après tout, il ne sait pas ce qu’il manque : une journée d’hiver qui ne dénoterait pas au printemps avec lunettes de soleil de sortie, du poisson cuit à la plancha dans un restaurant du port, et un Bixente Lizarazu über-cool et détendu pour parler musique. Il faut dire qu’il a prévu de passer l’après-midi à faire du surf après nous avoir parlé.
Sur le moment, on n’a rien dit, mais on a quand même pensé qu’il allait se geler les miches… Pourtant, à notre retour à la Rédaction, après plusieurs heures passées sur la route, on lui glisse un SMS de remerciements. Il nous répond aussitôt, précisant qu’il a passé « toute l’après-midi dans l’eau, jusqu’au coucher du soleil ».
Comme un gamin qui aurait peur qu’on lui retire son jouet préféré, Bixente sait savourer les bonheurs simples de la vie. La musique, qui tient une place centrale dans sa vie, en fait partie. Naturel, attachant, Bixente se révèle à l’image de ses interventions à la radio ou à la télé : il dit ce qu’il a à dire sans retenue, parle avec passion de ce qu’il connaît, de ce qui l’anime, le transporte.

 
 

Bixente Lizarazu côté musique
Bixente, quels sont tes premiers souvenirs liés à la musique ?
Incontestablement les cours de guitare que je prenais quand j’étais petit, je devais avoir 8 ou 9 ans. 10 peut-être… Le souvenir que j’en ai, c’est qu’on a évidemment démarré par le solfège, et que comme beaucoup d’enfants, j’ai fait un blocage intégral. Inutile de préciser que tout s’est donc arrêté très vite (rires). Mais j’adore cet instrument, donc j’ai toujours eu un gros sentiment de frustration par rapport à la guitare. Par périodes, j’ai recommencé à jouer un petit peu. A l’adolescence notamment, il y a toujours des potes qui jouent de la guitare, ou qui essaient d’en jouer. Moi, j’étais ce mec-là (rires). Mais bon, ce n’était vraiment pas ça, parce que je n’en jouais pas assez souvent, et surtout j’avais arrêté de prendre des cours. Curieusement, je ne sais pas pourquoi, je m’y suis remis quand je jouais en Allemagne (Bixente a joué au Bayern de Munich entre 1997 et 2004, puis entre 2005 et 2006, après un passage à Marseille, ndlr). Peut-être parce que le temps était parfois un peu long… C’est aussi grâce à internet, j’ai commencé à chercher des accords de chansons. Du coup, tu vois la position des doigts sur les diagrammes d’accords, et ça devient presque facile, moins compliqué en tous cas. Tout seul, j’ai recommencé à jouer… Bon, j’avais un peu plus de mal avec la main droite (rires).
 
La partie rythmique, donc…
Placer les doigts, c’était une chose, mais jouer la rythmique en place, c’en était une autre. Alors je jouais un peu toujours le même rythme (rires). Mais je me suis accroché, j’aimais tellement l’idée de pouvoir jouer d’un instrument, même mal… C’est aussi pour ça que j’aime tant les grands guitaristes. Et puis il y a le chant choral : le chant basque, fait partie intégrante de la culture de ma famille. A Noël, et pour toutes les fêtes familiales, ça chante en basque… Mon frère et mon père sont dans une chorale. Et moi j’adore chanter aussi, ça me donne des frissons, même si je ne pratique pas suffisamment par manque de temps. J’adore l’effet que procure le chant sur le corps. Je peux comparer ça à l’effet que me procure le sport : il y a quelque chose de très physique, de très animal, qui va bien au-delà du fait de plaire aux oreilles des autres. C’est d’abord un truc très personnel : quand je joue de la guitare ou quand je chante, j’adore l’effet que ça me fait. Bon, parfois, il vaut quand même mieux que je ne chante que pour moi (rires).
 
Et faire les deux en même temps : jouer et chanter, tu t’en sors maintenant ?
Oui, le truc le plus dingue que j’ai fait, c’est jouer et chanter Hallelujah de Jeff Buckley devant 5.000 personnes à Lyon, pour un « Foot-concert » avec ma femme (la comédienne Claire Keim, également chanteuse, ndlr) et Guillaume Canet. Rétrospectivement, je me dis que j’étais un peu dingo. Mais à cette époque-là, je reprenais des cours de guitare, et je travaillais pas mal de chansons. Celle-là, je commençais à la maîtriser assez bien, alors j’ai décidé de me lancer. Et finalement, ça tenait plutôt bien la route. Disons que c’était audible, et on ne m’a pas balancé des tomates dans la gueule… Guillaume Canet est un bon gratteux d’ailleurs, meilleur que moi. Malheureusement, j’ai à nouveau un peu laissé tomber la guitare. Mes activités dans les médias se développent de plus en plus depuis quelques années, ça marche de mieux en mieux, et j’ai donc moins de temps…
 
Mais tu ne t’es pas pris au jeu à un moment ? Tu n’as pas eu l’envie de faire de la musique de manière un peu plus professionnelle ?
Non jamais… C’est un métier, et j’ai trop de respect pour ça. Et si ça doit prendre autant de temps que cela m’en a pris pour devenir footballeur professionnel, je ne vais même pas essayer. J’ai 40 piges, je n’ai pas donné toute ma vie à la musique, et ce n’est pas demain que je vais décider de devenir professionnel, faut pas déconner… Mais sans faire un album, sans se prendre trop au sérieux, on peut quand même prendre son pied à faire des bœufs avec des potes, accéder au délire de faire une scène parce qu’on t’a invité à chanter ou venir jouer de la gratte, et goûter à ces sensations magiques. Parce que c’est vrai que jouer de la musique devant du monde, ça fait quelque chose. C’est pour ça que je suis assez touché par les milieux artistiques, et plutôt la musique d’ailleurs, beaucoup plus que le cinéma : les gens qui chantent, qui ont une belle voix, qui savent jouer d’un instrument…
 
Tu disais qu’à 8-9 ans, tu as eu ton premier contact avec un instrument, mais qu’écoutais-tu comme musique ?
J’écoutais vraiment que dalle à l’époque ! Mon premier vrai choc musical, ce doit être Bob Marley, avec la chanson Redemption Song en particulier. C’est une des chansons que tout le monde veut absolument savoir jouer à la guitare, surtout l’intro (il la fredonne). J’ai un très bon pote qui me décrit systématiquement avec cette chanson, parce que je saoûlais tout le monde avec (il rit) : dès qu’il y avait une soirée, un repas, j’allais chercher ma guitare pour la jouer ! Et puis il y a eu Highway To Hell de AC/DC, même si celle-là, je n’ai jamais su la jouer, parce que je n’avais pas vraiment la guitare qu’il fallait pour ça. Mais j’adorerais ! Ce côté poisseux, hard-rock, l’idée de se défouler avec l’instrument… Si j’étais un bon guitariste, c’est sûr que je serais un dingue sur scène, je sauterais partout, je marcherais sur la tête du public avec ma guitare ! Showman à fond ! Je serais fou ! Le seul problème que j’ai, c’est que je joue très mal…
 
Tu as beaucoup d’instruments chez toi ?
Oui, guitares, piano, et j’ai même une harpe, dont joue ma femme. Côté guitares, ma préférée est une « Baby » Martin. J’ai aussi une gratte classique que j’avais achetée à Munich, et que j’avais appelée Simone, parce que je vivais seul là-bas, et quand je revenais chez moi, le soir, j’étais moins seul (éclat de rires). J’ai une électrique aussi, une Fender, et des amplis, mais je ne les utilise presque pas, ça fait un bordel sans nom…
 
Tu aimes beaucoup la musique de Ben Harper. Est-ce son côté déférent envers Marley qui t’a attiré chez lui ?
Oui tout à fait. Mais Ben Harper a tout : il a su prendre chez Marley, chez Hendrix, chez tous ces musiciens des années 60 et 70 qui moi me touchent. Il est en quelque sorte l’héritier. C’est cette musique-là que j’aime, qui me touche. Je ne me retrouve pas du tout dans la musique d’aujourd’hui, que ce soit le rap, la techno, l’electro, R&B… J’aime beaucoup le blues, parce qu’il y a beaucoup de guitare, de feeling. Mais je crois que je suis resté bloqué sur les années 60-70 (rires).
 
C’est la meilleure période, non ?
Si, et pour le surf aussi !
 
Quand tu étais footballeur pro, et que ta vie était régie dans les moindres instants, arrivais-tu quand même à te ménager du temps pour écouter de la musique ?
Je n’ai pas non plus 5.000 disques à la maison pour être honnête, je ne suis pas tout le temps en train d’écouter de la musique. C’est au fil du temps que je me suis aperçu que j’étais plus sensible à telle ou telle période, que j’ai appris à être plus sélectif. Après, c’est vrai que dans mes moments de tranquilité, dans ma voiture, sur mon bateau, seul en mer, j’adore mettre la musique à fond… Il n’y a rien de plus incroyable : tu as l’impression que la mer est à toi. Tu es dans la nature et tu écoutes du Ben Harper, du Marvin Gaye, du Bob Marley… C’est vrai aussi que tu as des musiques qui correspondent plus particulièrement à des moments. AC/DC et Highway To Hell, par exemple, c’était ma période bordelaise, avant les matches. On partait en voiture à cette époque-là, c’était bien plus sympa qu’en bus d’ailleurs, et je mettais la musique à fond, ça me faisait rentrer dans le match. Il y a aussi des musiques que tu te mets avant de t’endormir, etc. Là où je suis content, c’est que mon fils aime la musique que j’aime, et pourtant je n’ai rien fait pour… J’ai tout fait pour qu’il fasse du surf, mais il ne veut pas en faire, par contre il adore cette musique, ce qui est assez paradoxal puisqu’il a seize ans, et ce n’est pas vraiment la musique qu’écoutent les jeunes d’aujourd’hui…
 
Tu ne penses pas qu’il y a un léger regain quand même ? Soyons optimistes…
(Sceptique) Marley, Dylan, Marvin ? Après, dans les plus contemporains, il y a U2, que j’aime bien, et les Red Hot Chili Peppers aussi pour le côté plus rock. Mais je vais aussi aimer BB King, le côté plus blues…
 
Muddy Waters, peut-être ?
J’avoue que je ne connais pas bien. Ma connaisance reste limitée, mais spécifique. Je sais ce qui me touche, et je continue d’apprendre. Finalement, je me sens d’une époque révolue, mais je m’en fous… J’aime ce côté rétro, on ne va pas faire les vieux cons, mais il y avait plein de trucs qui étaient très bien avant, et on n’a pas forcément gagné au change. Sur la musique, j’assume et je revendique !
 
Te rends-tu souvent à des concerts ?
J’en ai vu pas mal. Je me souviens de U2 justement, que j’ai vu à Munich et à Paris. Des Red Hot. Forcément Ben Harper, plusieurs fois. J’ai aussi vu Matthieu Chédid, que je connais assez bien, alors j’ai vu comment il travaillait, c’est un p… de guitariste lui aussi ! Il m’avait fait l’honneur d’un concert privé à la fin de ma carrière, en 2006. Il était venu au Pays Basque, on avait fait une soirée, et c’était top… Et puis il y a ma femme (sourire), et là c’est intéressant, parce que tu vis le truc de manière très proche. Quand elle a fait son album, j’ai tout vu, j’étais aux premières loges : j’ai vécu tout le cheminement de ses chansons, qui sont nées pour certaines à Munich, et qui finissent par se retrouver sur scène… Et puis je connais tous ses musicos, c’est un peu une famille. Ce qui me touche aussi, c’est la passion qu’il faut aujourd’hui pour continuer à faire de la musique. Gagner sa vie aujourd’hui avec ça, ce n’est pas simple… C’est devenu un vrai métier de passionnés. Je trouve les histoires de téléchargement illégal horribles d’ailleurs : à ma connaissance, c’est le seul métier où l’on considère que le travail de l’artiste ne doit pas être payé, c’est quand même lamentable. J’ai trouvé ma femme très courageuse de se lancer uniquement par passion : tous les jours elle fait de la musique, elle fait du piano, elle chante… De près ou de loin, je vis donc la musique au quotidien.
 
Dans le milieu du foot, les jeunes joueurs sont aujourd’hui davantage tournés vers le rap. Le rock n’existe donc plus ?
Bonne question… Beaucoup de jeunes joueurs sont issus des banlieues aujourd’hui, où le rap est très présent : on voit d’ailleurs de nombreux footballeurs dans des clips de rap. Le rock dans le foot, il n’y en a plus beaucoup je pense. Pour ma part, je ne suis jamais vraiment allé chercher dans le rap, même si je suis certain qu’il doit y avoir des trucs vachement bien.
 
Comment découvres-tu de la musique aujourd’hui ?
Ecoute, ce que j’ai appris de moi, c’est que je pouvais aimer la musique classique. Pourtant je n’avais pas d’a priori, mais comme je n’étais jamais allé vers ça, je ne connaissais pas. Je me suis étonné à avoir des frissons en écoutant du classique, des voix, Pavarotti… Il y a des grandes envolées, des violons, des musiques qui te prennent, et finalement, je suis sensible à ces ambiances. Je suis moins brute que ce que je pensais, peut-être qu’en vieillissant, on devient moins bourrin (rires).
 
Comment « consommes »-tu la musique ?
J’achète, en physique et en numérique. Je préfère avoir le disque, les textes, le visuel, c’est un travail global. Quand j’achète du numérique, c’est par facilité. C’est souvent une chanson, plus qu’un album. Mais je tiens absolument à acheter ma musique, je ne cherche pas à aller sur les sites où on peut l’avoir gratos.
 
Un artiste dont tu étais fan et que tu suivais depuis longtemps t’a t-il déjà déçu ?
Oui, mais c’est normal… Quelque part, c’est comme dans le sport, ça t’arrive de rater des matches… Des championnats ou des coupes du monde même (il rit). C’est la vie, c’est humain, on ne peut pas être au top tout le temps. Et l’important, c’est de se relever. A la limite, si un album n’est pas bon, le suivant sera meilleur. Chacun a droit à expérimenter…
 
Mais les musiciens doivent attendre trois ans entre chaque album. Un footballeur peut se refaire le week-end qui suit une déroute…
Oui, c’est vrai, je suis d’accord, mais c’est impossible de tout réussir dans une vie. Il ne faut surtout pas se mettre cette pression-là. Il va forcément y avoir des échecs. Ce qui compte, c’est que le bilan global soit une réussite. Maradona, Zidane, et tous les plus grands ont connu des défaites… Imaginons que Ben Harper fasse 15 albums dans sa carrière, si 5 sont mauvais, on se souviendra surtout des 10 qui sont bons. Il y a des moments où tu es plus fragile, plus fou, où veux essayer de nouvelles choses. L’échec n’est pas un problème, ce qui l’est c’est de rester au sol…
 
Quel est le point commun un footballeur et une rock star ?
Sûrement la sensation que tu as quand tu pénètres dans l’arène. Toute l’énergie, la tension, l’émotion que tu prends dans la gueule. C’est incomparable, il n’y a aucun autre métier où tu as ça. Et là, je te parle d’être un musicien live, pas un musicien de studio. Quand on est footballeur, on a une vie beaucoup plus stricte et cadrée j’imagine. Pour un artiste, c’est autorisé de se lâcher un peu plus, c’est presque normal d’être « borderline ». Alors qu’un sportif de haut-niveau, surtout pas… A tous les niveaux d’ailleurs, car il y a l’image aussi par rapport à la jeunesse, au fait que le sport doit transmettre des valeurs. Finalement, un artiste un peu trop « sportif », trop rigoureux, trop professionnel en quelque sorte, fera chier le monde… Mais si de temps en temps il dézingue un hôtel et qu’il passe une nuit en cellule de dégrisement, c’est considéré comme « cool » (rires).
 
Quand tu es monté sur scène pour interpréter Hallelujah devant 5.000 personnes, as-tu vécu une émotion semblable à celle d’un match de foot ?
Pas vraiment, car je ne maîtrisais pas autant ma guitare et ma voix que mes pieds (rires). A partir de là, j’étais hyper-concentré, stressé, et je ne me suis pas vraiment lâché, alors que ça devient bon quand tu te lâches, que tu maîtrises ton art au point de pouvoir te permettre de ne pas réfléchir… Le mec qui est trop bon à la gratte, il va tout lâcher et c’est là où c’est fantastique.
 
Quelle est la bande-son d’une journée surf pour Bixente Lizarazu ?
Si c’est journée-surf, Ben Harper, c’est parfait, plutôt des chansons de ses débuts. Evidemment, j’ai beaucoup écouté les Beach Boys. Trop même, je m’en suis lassé, et puis c’est trop dans le cliché… Ce n’est plus spécialement cette musique que j’associe au surf. C’est vrai que la musique de Ben Harper correspond bien à la vie que je mène ici au Pays Basque. Le soleil, les vagues, quand je suis dans l’eau. Je vis au rythme de la nature. Alors la reprise de Marvin Gaye par Ben, Sexual Healing, ou Diamonds On The Inside, c’est parfait…
 
Et qu’en est-il sempiternel débat Stones-Beatles… ?
Je suis plus Stones que Beatles. Pas vraiment pour le côté bad boys, je m’en tamponne même. A un moment donné, faut arrêter de se la raconter aussi (rires). J’aime surtout leurs chansons, tout simplement. Chez les Beatles, il y a de très belles mélodies, mais j’ai toujours préféré le rock à la pop…
 
Et du côté des Français ?
Je pense être un peu comme tout le monde : il y a Téléphone, Aubert, et surtout Noir Désir. À chaque fois que j’entends leur version live de Des armes, de Ferré, ça me fout les poils…
 
Propos recueillis par Olivier Roubin et Romuald Ollivier





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